Les festivités ont lieu le 12 décembre de chaque année et les commémorations officielles durant le week-end le plus proche de la date historique. Cette commémoration est considérée comme la fête nationale genevoise culminant par le feu de joie sur le parvis de la cathédrale Saint-Pierre au son du Cé qu'è lainô, l'hymne genevois, écrit en vieux patois genevois, glorifiant cet événement historique.
La coutume veut que les enfants se déguisent et défilent durant cette nuit dans les rues ou chantent aux portes la fameuse chanson Ah ! La Belle Escalade. Les étudiants des niveaux post-obligatoires font également un défilé diurne dans les rues de la ville. La population se déguise aussi pour participer à la multitude de soirées qui sont organisées en marge des évènements officiels.
L'un des symboles les plus connus de cette fête est la mère Royaume qui, selon la légende, verse par sa fenêtre, durant la bataille nocturne, une marmite de soupe chaude sur les soldats savoyards passant dans sa rue. De là vient la fameuse marmite en chocolat (remplie de bonbons, emballés aux couleurs genevoises et accompagnés de petits pétards, et de légumes en massepain) et la soupe de légumes dégustés à cette occasion1. La marmite est traditionnellement brisée après la récitation de la phrase rituelle (« Qu'ainsi périssent les ennemis de la République ! ») par les mains jointes du benjamin et du doyen de l'assistance.
Un grand cortège historique composé de 800 participants en costumes d'époque, hallebardiers, arquebusiers, cavaliers (et personnages historiques) défile le dimanche soir dans les rues de la Vieille Ville. Durant ces trois jours, des démonstrations de tir de mousquet, de maniement de hallebarde ou tirs au canon ont également lieu.
L'étroit passage Monnetier est ouvert au public uniquement à l'occasion de la commémoration de l'Escalade.
Le peuple de Genève venaient pour la plupart de la Savoie voisine car beaucoup d'entre eux y travaillaient ou administraient cette ville et la plupart de ceux qui la défendirent étaient souvent des Savoyards pure souche de plus « La Mère Royaume » et sa célèbre marmite était lyonnaise. A l'inverse, les troupes du Ducs étaient faites de soldats espagnols, anglais, lombards ou d'autres états d'Europe. La libération des prétentions savoyardes est aussi le fait de Savoyards habitant et aimant la ville de Genève.